Arghh les NTIC !(sic)

Discussion au bureau hier :

Ma collègue Josy : « Ah ça, les NTIC, c’est sûr je m’y fais pas »

– Moi : 0_° « P****N ! ça fait 20 ans qu’elles sont Nouvelles, Tes Technologies de l’Information et de la Communication, Josy, ça fait aussi 20 ans que je bosse en bibliothèque et que j’entends ça… !? » 

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Voilà pourquoi je m’implique ici et ailleurs, pour qu’une bonne fois pour toutes on fasse sa fête au N mensongé des TIC et pourquoi je me suis proposé pour reprendre la commission LabenBib de l’ABF cette année. Suis-je fou ou naïf ? Ou les deux ?

  • Tempus Fugis…
En deux mots, voici le parcours qui m’a amené jusque là…
Je suis engagé au quotidien sur le terrain de la médiation et de la médiation numérique en Seine-Saint-Denis (Villepinte, Aulnay-sous-bois) depuis presque 20 ans (p’tain! Tempus Fugis quoi !), Je suis adhérent à l’ABF en Ile de France puis en tant que membre de la commission Labenbib depuis 2012. Mon poste de responsable de la médiation numérique à la médiathèque Marguerite Duras (Paris 20eme) et mon travail de formateur (CNFPT, MEDIADIX) ne font que renforcer l’idée qu’il est toujours nécessaire (20 ans p’tain)  d’effectuer ce travail d’acculturation numérique dans la profession (n’est-ce pas Josy ?). La bibliothèque est souvent présentée comme la 1ère marche vers la culture, il faut qu’elle le soit aussi pour la culture numérique. Comment former et accompagner les citoyens au numérique avec les enjeux que l’on connait (e-exclusion, littératie numérique) si la profession ne mène pas à bien cette mutation ?

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  • Aux temps anciens…
Arrivé en même temps que le CD-ROM Electre en bibliothèque, au siècle dernier donc (si si véridique), j’ai participé à cette 1ère période antique de mise à disposition et d’accompagnement (l’arrivée d’Internet, la création d’Espace Publics Numérique, la mise en place d’ateliers) Même si les enjeux de la fracture numérique sont toujours présents et doivent encore être pris en compte. Il me semble qu’aujourd’hui les bibliothèques doivent également aller plus loin, vers plus de création et plus de participation avec le numérique comme outil (pas uniquement, mais c’est un autre sujet…). Nous entrons dans une deuxième période, regardons comment cette fameuse culture numérique traverse nos vies et nos territoires, faisons en sorte qu’elle traverse aussi nos bibliothèques. Alors oui, regardons du côté des Fablab, des Makerspace, Qu’avons nous à apprendre des mouvements DIY, des makers ? ….Avant tout l’envie d’expérimenter et le droit à l’erreur, je pense.

L’idée est peut-être de s’inspirer de la communauté Maker, comme nous l’avons vécu lors du projet Bibliobox adossé à la communauté Libriste. Ce ne peut être qu’un plus pour faire évoluer nos pratiques pro et nos missions.

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  • Éloge de l’échec et syndrome du Kangourou…

Alors oui pour ma part, j’ai tenté, testé, je me suis planté : ah ! cette tour virtuelle de cd-rom qui n’a jamais fonctionné, ah ! cette sitothèque que personne n’a jamais utilisée. J’ai eu la chance sur mes postes d’avoir ou d’avoir pu créer cet espace de liberté indispensable à l’expérimentation. Avec les collègues, plus ou moins geeks, J’ai FAIT (et fait faire, hé, hé), refait, défait parfois échoué : atelier BD numérique, borne tactile audio, atelier robotique, blogs et réseaux sociaux, atelier code informatique, Tablette XXL, Heure du conte numérique, Liseuses & e-book, Piratebox & Bibliobox, Minecraft & impression 3D, borne de Retrogaming etc… Et demain ?

(Teasing : on vous en prépare une bien bonne pour Numok 2017)

Partir en formation, c’est bien mais je pense vraiment que ce travail d’acculturation au numérique se fait au quotidien en l’incluant petit à petit dans les pratiques professionnelles. Si le numérique reste dans la poche du geek de l’équipe (syndrome du kangourou) c’est loupé ! L’exemple de l’heure du conte numérique et de l’appropriation des appli jeunesse par les collègues à la bibliothèque d’Aulnay à partir de 2012 est emblématique à ce titre. Le projet a été une réussite quand les collègues sont devenues autonomes et n’ont plus eu besoin des geeks de l’équipe pour mettre en oeuvre l’animation (ou comment je suis devenu applithécaire)

Nous vivons une époque passionnante pour le bibliothécaire où des notions fondatrices de la profession : la collection, la documentation, le catalogue sont revisités, bouleversés par le numérique, mais malgré tout toujours présents (rassure-toi, Josy), ils doivent juste être repensés, imaginés voir remixés ? (Cataloguer dans le SIGB la collection d’appli achetées sur le store ou pas ?  – Vous avez 4 heures) C’est tout l’enjeu des médiations numériques, entre territoire tangible et territoire numérique, avec une méthode parfois empirique assumée, en un mot : FAIRE.

On en parle IRL au congrès lors des ateliers Labenbib les 15 et 16 juin ?

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[Toute ressemblance avec une Josy existante est bien-sûr fortuite]

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